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Rouler à moto ou à scooter l’hiver : la visibilité est primordiale

Si la plupart des conducteurs de moto ou de scooter rangent leur deux-roues motorisé pendant l’hiver, certains motards chevronnés bravent les conditions hivernales et continuent à prendre la route. FEBIAC (la Fédération belge et luxembourgeoise de l’automobile et du cycle) leur recommande dès lors d’améliorer leur visibilité et appelle également les automobilistes à rester vigilants.

Pour beaucoup de propriétaires de moto, rouler est un plaisir peu compatible avec un temps exécrable ou (trop) froid. Nombre d’entre eux laissent donc leur deux-roues motorisé dans le garage pendant cette période. Le temps froid et humide rend non seulement la conduite moins agréable, mais représente aussi une épreuve pour les motos et les scooters – à plus forte raison lorsque les services d’épandage doivent intervenir. Le sel de déneigement attaque en effet l’aluminium et la peinture. C’est également le cas pour les voitures, mais la carrosserie masque les pièces abîmées. Sur les motos (et les scooters dans une moindre mesure) par contre, le bloc-moteur, le pot d’échappement et les roues sont exposés aux regards et, par conséquent, à l’action corrosive du sel d’épandage.

Chaud et froid
Certains propriétaires de moto et de scooter roulent cependant en toutes saisons. Ils ne reculent pas devant des températures égales (voire inférieures) à zéro degré – seuls le verglas et la neige peuvent les dissuader de sortir leur deux-roues motorisé. La technologie permet également de continuer à rouler lorsqu’il fait plus froid. Les motos et scooters d’une certaine gamme de prix sont maintenant équipés de série d’une selle et de poignées chauffantes. Si ces éléments chauffants ne sont pas disponibles, il existe toute une série d’accessoires utiles. Un pare-brise, par exemple, protège le conducteur du froid. Rouler en hiver implique aussi de porter des vêtements isolants, coupe-vent et imperméables. Il faut noter à cet égard que de grandes améliorations ont été apportées aux tenues moto ces dernières années. L’époque où les motards glissaient un journal sous leur veste est révolue depuis longtemps. Les vestes et pantalons actuels sont munis de doublures spéciales pour l’hiver et de membranes qui protègent du vent et de l’eau, mais sont tout de même respirantes. Il existe également des sous-vêtements légers mais bien chauds. De même, il est très important de porter des gants et des bottes de qualité car en cas d’exposition au froid, les vaisseaux sanguins de la peau se contractent et l’épiderme est moins irrigué. À cause de cette diminution de l’afflux sanguin, les mains et les pieds se refroidissent. On trouve actuellement dans le commerce des gants, des vestes et même des semelles qui intègrent des éléments chauffants électriques. Des tabliers peuvent également être montés sur les motos et scooters afin de mieux protéger les jambes. Ces couvertures sont lestées dans le bas afin d’éviter qu’elles ne volent au vent.

Visibilité
Stijn Vancuyck, conseiller deux-roues motorisés chez FEBIAC, souligne combien il est essentiel pour les motards d’être bien visibles en cette période de l’année. En effet, il fait encore noir ou sombre pendant les heures de pointe, aussi bien le matin que le soir. Or, les motos et scooters sont plus difficiles à remarquer parmi tous les autres véhicules éclairés. Certains conducteurs de moto et de scooter font installer des feux antibrouillard sur les côtés du bloc-moteur : associés aux feux de série, ils forment un triangle lumineux qui donne davantage de « volume » à la moto ou au scooter. Le deux-roues devient ainsi plus visible.

« Nous conseillons aux conducteurs de moto et de scooter qui continuent à rouler pendant les mois d’hiver d’améliorer leur visibilité en portant un gilet fluo jaune ou orange muni de bandes réfléchissantes », ajoute Stijn Vancuyck. « Nous lançons aussi un appel aux automobilistes, en leur demandant de rester attentifs et vigilants. Comme il y a moins de conducteurs de moto et de scooter sur les routes en cette saison que pendant les mois d’été, on les remarque aussi moins. Par ailleurs, le fait de rouler à moto ou à scooter en hiver contribue toujours à limiter les problèmes d’embouteillages et de stationnement. »

Recharger les batteries
Les motos et scooters qui passent l’hiver à l’abri réclament tout de même un peu d’entretien. Les batteries souffrent en effet du froid et se déchargent lentement si la moto n’est pas utilisée. Un chargeur goutte à goutte offre alors une solution : la tension de la batterie reste à niveau et la moto ou le scooter démarre facilement lorsque la saison des grands froids est terminée. En cas de longue immobilisation, il est conseillé de faire tourner les roues régulièrement afin d’éviter que la même partie du pneu reste en contact avec le sol tout l’hiver. Enfin, lorsque la moto est prête à reprendre la route, vérifier la pression des pneus n’est certainement pas superflu...

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