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Le marché du cyclomoteur « s’électrifie »

Les ventes de cyclomoteurs de classe A et de classe B ont augmenté de 47,5 % sur les sept premiers mois de l’année. Cette croissance s’observe surtout au niveau des speed pedelecs (vélos rapides à assistance électrique ou VAE). La part des scooters électriques croît elle aussi. Les marques de cyclomoteurs classiques résistent relativement bien, surtout dans la catégorie dont la vitesse est limitée à 25 km/h.

Le cyclomoteur classique se maintient

Le cyclomoteur « classique » a encore un rôle à jouer, en tout cas pour les trajets domicile-travail assez longs en ville ou entre les villes et les zones extérieures. Selon les membres de FEBIAC, une grande partie de la population choisit un mode de déplacement sans pédalage malgré les mesures que les pouvoirs publics prennent pour stimuler l’usage du vélo pour des raisons de santé. De plus, souligne-t-on, il y a des gens qui estiment qu’ils arrivent malgré tout en sueur à destination en employant un speed pedelec. En effet, c’est toujours eux qui doivent actionner les pédales. Les acquéreurs de cyclomoteurs ont le choix entre des modèles à moteur essence et des modèles à propulsion électrique. La majorité des cyclomoteurs classiques appartient encore au premier type, mais le nombre des cyclomoteurs électriques augmente. En Flandre, cela tient aussi à l’attitude positive des autorités envers les véhicules électriques. Depuis cette année, l’immatriculation d’un véhicule de ce type ne coûte rien et, depuis le 15 avril, les autorités flamandes accordent aussi une prime Zéro Émission égale à 25 % du montant de l’achat, avec un plafond de 1 500 euros.

Un public plus âgé

Le ressenti du marché est que ce sont surtout les plus âgés (trentenaires et plus) qui achètent un cyclomoteur. Alors qu’il y a une trentaine d’années, les jeunes constituaient la majorité des acheteurs, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Auparavant, le cyclomoteur représentait pour les jeunes le moyen d’entrer en contact avec d’autres personnes de leur âge. Ce rôle a été repris par le smartphone. De nos jours, les parents préféreraient aussi donner à leurs enfants un vélo électrique plutôt qu’un cyclomoteur. Il ressort aussi des contacts avec les vendeurs que les cyclomoteurs électriques touchent un nouveau public : celui des gens qui n’ont pas encore l’expérience du cyclomoteur classique à moteur essence. Il s’agit souvent de jeunes gens recherchant un mode alternatif de déplacement. Dans bien des cas, les distances à parcourir sont courtes. Pour l’utilisateur traditionnel d’un cyclomoteur à moteur thermique, il n’est pas aussi facile que cela de faire le pas vers un modèle électrique. C’est ce qui explique aussi que des marques traditionnelles comme SYM, Vespa et Peugeot connaissent une évolution passablement stable.

Différences de réglementation

Par ailleurs, FEBIAC relève que les cyclomoteurs et les vélos à assistance électrique sont régis par des règles différentes, même quand ils sont rangés dans la même catégorie comme c’est le cas pour les speed pedelecs. Le port obligatoire du casque moto et le régime en matière d’assurance en sont des exemples. Les conducteurs de cyclomoteurs de classe A sont tenus de porter un casque moto homologué tandis que les utilisateurs d’un VAE dont la vitesse ne dépasse pas 25 kilomètres par heure, se voient seulement conseiller de porter un casque vélo. Les utilisateurs de speed pedelecs ont, eux, l’obligation de rouler casqués, mais ils peuvent porter un casque vélo plus léger avec protection des tempes. Les cyclomotoristes de classe B sont tenus de mettre un casque moto homologué. Concernant les assurances, les cyclomotoristes des classes A et B ont l’obligation d’en conclure une. Pour les vélos à assistance électrique (jusqu’à 45 km/h aussi), cette obligation n’existe que si le moteur électrique peut aussi fonctionner en mode autonome (donc, sans pédalage). FEBIAC plaide dès lors pour une réglementation plus transparente. Enfin, il y a encore l’âge qui intervient : il faut avoir au moins seize ans pour prendre part à la circulation routière sur un cyclomoteur tant de classe A que B ou sur un speed pedelec. Les vélos à assistance électrique d’une puissance inférieure à 250 W ne sont pas soumis à une limite d’âge. FEBIAC relève que divers pays ont abaissé à 15 ans l’âge à partir duquel la conduite d’un cyclomoteur de classe A est autorisée.

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