Vous êtes ici  ›Home› Publications

Les immatriculations de motos et de scooters poursuivent leur progression

Cette année, 21.695 motos et scooters neufs ont été immatriculés entre janvier et septembre, soit une augmentation de 10,2 % par rapport à la même période en 2017. C’est ce qu’il ressort des chiffres de FEBIAC, la fédération belge et luxembourgeoise de l’automobile et du cycle. Une forte hausse des immatriculations dans les catégories les plus légères est enregistrée. Les cyclomoteurs progressent quant à eux de 18 %, principalement en raison du vélo électrique rapide. Avec une hausse de 10,2 % des nouvelles immatriculations, le secteur des motos et des scooters se porte bien mieux qu’en 2017, qui aura toutefois été une année inhabituelle : la norme Euro4 est devenue obligatoire pour les motos tandis que la réglementation relative aux quads a changé, entraînant le glissement d’une partie des immatriculations de 2017 vers 2016. Les immatriculations ont dès lors été moins nombreuses en 2017 et les stocks excédentaires ont été immatriculés en 2016. A ce titre, 2018 est à nouveau une année dite « normale ». Les chiffres de 2018 disponibles à ce jour sont comparables à ceux de 2016 à la même période. En principe, les chiffres actuels doivent être comparés à 2015 – la dernière année normale – mettant alors en lumière une progression de quelque 6 %.

125 cc

L’augmentation des immatriculations dans les catégories légères est frappante : jusqu’à 125 cc (+ 11,9 %) et de 251 à 500 cc (+ 27,3 %), ce qui s’explique par l’offre plus importante dans ces catégories due à la réaction des marques de motos par rapport à la réglementation qui a introduit en 2013 les permis A1 et A2 pour les jeunes. En effet, un jeune de 18 ans qui veut se mettre à la moto doit d’abord rouler pendant deux ans sur un engin de 125 cc d’une puissance maximale de 11 kW/15 ch (permis A1). À 20 ans, le motard peut conduire un deux-roues motorisé d’une puissance maximale de 35 kW/48 ch (permis A2). Souvent, il s’agit de motos d’une cylindrée de moins de 500 cc. Le motard qui a franchi ces étapes peut, dès qu’il a 22 ans, rouler sans limitation de cylindrée ou de puissance (permis A). Toute personne qui passe à la conduite d’un deux-roues à partir de l’âge de 24 ans peut d’emblée enfourcher une moto ou un scooter plus lourd(e). L’augmentation des motos de 125 cc s’explique aussi par la réglementation « permis B » : le titulaire d’un permis B* depuis au moins deux ans peut lui aussi piloter une moto ou un scooter de 125 cc, ce qui facilite pour l’automobiliste le passage à une 125 cc en guise de solution de mobilité. Les motos et scooters de 125 cc sont populaires dans les provinces dans lesquelles le trafic est très dense, comme Anvers, le Brabant flamand et la Flandre orientale. La part des deux-roues motorisés jusqu’à 125 cc atteint 29 %, soit près d’un tiers de l’ensemble immatriculations.

Au-delà de 1000 cc

De l’autre côté de l’éventail, les motos d’une cylindrée de plus de 1000 cc connaissent aussi une belle évolution. La croissance était dans cette catégorie de 11 %, juste au-dessus de la moyenne du marché, ce qui s’explique là aussi en partie par l’offre du marché : de nombreuses marques disposent de motos lourdes de ce type dans leur gamme et le choix dans les catégories de 501 à 750 cc (- 2,2 % des immatriculations) et – dans une moindre mesure – de 751 à 1000 cc (+ 4,8 %) est plutôt limité. C’est ce que révèlent aussi les statistiques des motos et scooters les plus immatriculés, parmi lesquels figurent trois motos de 1200 cc, trois scooters de 125 cc et un scooter de 300 cc. Plus d’un quart des immatriculations concernent d’ailleurs des scooters avec un quasi statu quo des 125 cc et une augmentation de 6,2 % des scooters plus lourds. Les modèles les plus immatriculés sont également des scooters : la Vespa GTS300 et la Vespa GTS125. Dans la liste des marques les plus immatriculées, Yamaha occupe la première place (avec une croissance de près de 20 %) devant BMW (+ 2,9 %), Honda (+ 0,3 %), Vespa-Piaggio (+ 7,1 %) et Kawasaki (+3,7 %).

Cyclomoteurs : baisse et hausse...

Du côté des cyclomoteurs, c’est la percée du vélo électrique qui frappe le plus, tant dans la catégorie des 25 km/h (classe A) que dans celle des 45 km/h (classe B). Pour les deux catégories, on note une croissance de 18,5 % par rapport à la période entre janvier et septembre 2017, pour atteindre 16.629 unités. La classe A (25 km/h) enregistre une baisse de 10 % et la classe B (45 km/h) une augmentation de 42 %. Avec l’arrivée du vélo à assistance électrique et une vitesse de pointe de 25 km/h, le cyclomoteur classe A semble tomber en disgrâce auprès de l’acheteur. Le vélo à assistance électrique au pédalage jusqu’à 25 km/h d’une puissance de 0,25 kW est plus pratique pour le consommateur : il n‘y a pas de limite d’âge et le port du casque n’est pas obligatoire (même s’il est vivement recommandé). Rouler avec un vélo à assistance électrique au pédalage jusqu’à 25 km/h et d’une puissance maximale d’1 kW n’est possible qu’à partir de 16 ans, le port du casque n’étant également dans ce cas pas obligatoire. Pour piloter un cyclomoteur jusqu’à 25 km/h, il faut être âgé de 16 ans ou plus et le port du casque est obligatoire. Pour les vélos à assistance électrique au pédalage jusqu’à 45 km/h, les règles sont plus strictes (à partir de 16 ans et permis B ou permis cyclomoteur AM). Pour les cyclistes, le port du casque est obligatoire mais ils peuvent choisir entre un casque de vélo ou de moto. Les pilotes de cyclomoteurs sont quant à eux tenus de porter un casque de moto homologué. FEBIAC souligne que les règles sont différentes mais une chute à 45 km/h provoque des dégâts quel que soit le type de deux-roues utilisé…

* Les titulaires d’un permis B obtenu avant le 1er mai 2011 peuvent toujours piloter une 125 cc sans formation ni examen mais une formation de base est évidemment recommandée. Toute personne qui a obtenu son permis après le 1er mai 2011 doit suivre quatre heures de formation dans une moto-école, mais ne doit pas passer de tests pratiques. L’utilisation d’une 125 cc avec le permis est toutefois limitée au territoire de la Belgique. Dans le reste de l’Europe, le permis A1 est requis.

Twitter

RT @IschaLambrechts: Une bande de covoiturage sur l’E40 vers Reyers? C’est le projet plaidé par @BECI_Brussels https://t.co/ssdUw2oUq5


Lire

RT @bagvermeulen: Overgrote aandeel van nieuwe #diesel wagens voldoet nu al aan de EU emissie eisen van 2020. #Technologie zal blijven verb…


Lire


RT @moto_be: https://t.co/PFsDE3zBBq - Les immatriculations de motos et de scooters poursuivent leur progression https://t.co/2nUAGtt4nv


Lire

@o_brahy @AutoTrendsMag En effet. Voici un complément d'infos par l'un des participants : https://t.co/Xr7vVgqrlP


Lire