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Services de secours : la moto va là où la voiture n’arrive pas

À l’étranger, des motos sont régulièrement voire systématiquement mobilisées par les services de secours (ambulances, pompiers…), notamment dans le cade des premières interventions médicales. On en dénombre quelques-unes dans notre pays, dont les organisateurs d’événements (sportifs), entre autres, sollicitent l’assistance. FEBIAC, la Fédération belge et luxembourgeoise de l’automobile et du cycle, s’est penchée sur les « services d’assistance à moto » proposés chez nous.

FEBIAC a déjà pointé à plusieurs reprises les avantages des motos et des scooters en termes de mobilité. Ce type de véhicule permet en effet de se faufiler dans le trafic urbain dense et dans les embouteillages. En outre, plus il y a d’automobilistes qui optent pour le deux-roues motorisé, plus la congestion routière diminue. Il est dès lors logique que les entreprises et les organisations censées réagir vite (accidents de la route, incendies…) exploitent des motos pour se rendre rapidement sur le lieu de l’incident.
Les motos-ambulances en sont un exemple. À Wervik, l’infirmier Bernard Geldof possède une moto-ambulance (Medi-Moto) pour des événements comme les compétitions de cyclisme et de course à pied. Il a déjà proposé ses services dans le cadre d’une septantaine d’événements, comme le Kerstloop à Bruges. « La moto ne prend pas beaucoup de place et nous permet d’arriver partout », dit-il. « Quelque 5000 coureurs se rassemblent à Bruges et nous avons déjà dû intervenir plusieurs fois. Si nécessaire, nous pouvons même descendre des escaliers à moto. »

Premier intervenant médical

À l’étranger (notamment en Australie, aux Pays-Bas, en Allemagne et au Royaume-Uni), les motos-ambulances servent plus fréquemment de véhicules d’intervention rapide. Dans notre pays, cela reste plutôt exceptionnel. Non pas que l’on ne voie pas chez nous les possibilités qu’elles offrent. La législation n’exclut d’ailleurs pas non plus l’utilisation de motos dans le cadre de l’assistance médicale. Mais la disponibilité d’un nombre suffisant de candidats capables de rouler à moto ET disposant des compétences requises sur le terrain constitue un des obstacles qui empêchent de mobiliser davantage les deux-roues.

En principe, il existe trois sortes d’ambulances : l’ambulance « ordinaire » (pour le transport de patients), celle de l’EIP (équipe d’intervention paramédicale) et celle du SMUR (service mobile d’urgence et de réanimation). Le SMUR est actuellement le groupe qui – équipé de voitures rapides – se rend le premier sur place, avant même l’ambulance. Une moto-ambulance pourrait aussi être exploitée par les services de l’EIP et du SMUR. Le SPF Santé publique signale que « le cyclomoteur ou la moto est effectivement utilisée dans une seule zone : le quartier des diamantaires à Anvers. En raison des mesures de sécurité dans ce quartier, certains endroits sont très difficiles à atteindre ou pas assez rapidement accessibles avec un SMUR ou une ambulance. C’est pourquoi le service ‘Hatzoloh’, que nous avons agréé, utilise un deux-roues avec un premier intervenant médical qui administre les premiers soins en attendant les autres véhicules. »

Prélèvements de sang

Les motos servent également au transport de prélèvements sanguins dans le cadre des transplantations d’organes. Control Logistics le fait depuis 2013 et possède actuellement une flotte de 7 motos, surtout employées de février-mars à septembre. « Quand on voit le problème des files en Belgique, vous comprenez pourquoi nous utilisons des motos », déclare-t-on là-bas. « Essayez de faire Gand-Louvain en voiture à 17 h… La moto est alors le moyen de transport idéal. »
Les contrôleurs de la société de transports en commun De Lijn utilisent des scooters à Anvers et à Gand pour effectuer leur travail. Les deux villes disposent d’un réseau de trams étendu et la densité du trafic rend les scooters intéressants, car ils permettent d’arriver rapidement à l’endroit où un incident s’est produit sur le réseau. De Lijn utilise aussi les scooters dans ces deux villes lors des grands événements.

Conseiller en embouteillages

Par ailleurs, la moto peut encore intervenir dans d’autres cas, comme les incendies, même dans les embouteillages. Aux Pays-Bas, certains corps de pompiers disposent de motos dotées d’un extincteur pour se rendre sur le lieu de petits incidents. Le motard peut aussi agir comme éclaireur et déterminer la force d’intervention nécessaire pour traiter un incident. En Allemagne, l’ADAC (Allgemeiner Deutscher Automobil-Club) emploie depuis plus de trente ans déjà des « Stauberater » (conseillers en embouteillages) à moto. Pendant les vacances, l’ADAC fait appel à 15 motocyclistes, qui informent les automobilistes bloqués dans les embouteillages sur la longueur de la file et leur indiquent si cela vaut la peine de changer d’itinéraire. Ils aident aussi la police de la route en cas d’accident (boucler la zone de l’incident et prendre soin des personnes impliquées non blessées).
Et enfin : les chaînes de télévision font appel aux motocyclistes depuis des années déjà, avec des cameramen comme passagers qui filment les courses cyclistes au plus près, pour le plus grand bonheur des téléspectateurs.

Bref, partout où une intervention rapide sur place est importante, voire vitale, l’utilisation des motos mérite d’être envisagée.

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